L’enfant arrive dans sa famille a` l’a^ge de cinq jours. Tre`s jeune, amour et argent le taraudent. A-t-on une dette envers quelqu’un lorsqu’on a e´te´ adopte´ ? Il ne cesse de`s lors de compter de manie`re obsessive les pertes et les gains : un chocolat chaparde´, un billet de vingt dollars confisque´, le lot d’un jeu te´le´vise´, des cadeaux a` sa me`re comme des actes manque´s. Mais comment y trouver son compte ? Comment compter jusqu’a` soi quand un e´cart apparai^t entre les souvenirs de l’enfance et ce qui fut vraiment, entre son milieu social et ses nouvelles passions ? Comment combler ce trou que repre´sentent les cinq premiers jours de la vie ou` l’on flottait entre deux noms ?
A-t-on une dette envers quelqu’un lorsqu’on a été adopté ? Arrivé dans sa famille à l’âge de cinq jours, le personnage dans Le compte est bon ne cesse de compter de manière obsessive les pertes et les gains : un chocolat chapardé, un billet de vingt dollars confisqué, le lot d’un jeu télévisé, des cadeaux à sa mère comme des actes manqués. Mais comment y trouver son compte ? Comment compter jusqu’à soi quand un écart, une brèche, un trou, apparaît entre les souvenirs de l’enfance et ce qui fut vraiment, entre son milieu social et ses nouvelles passions ? Comment combler ce trou que représentent les cinq premiers jours de la vie où l’on flottait entre deux noms ?. . Louis-Daniel Godin conte en comptant, saute de chiffre en chiffre, de lettre en lettre, afin de mettre le compteur à zéro, de dire l’idée d’écrire un livre pour être quitte avec la vie, un livre sur l’impossibilité de devenir soi..
Louis-Daniel Godin est professeur au Département d’études littéraires de l’Université du Québec à Montréal, où il enseigne la littérature québécoise contemporaine, la création littéraire et les théories psychanalytiques. Il a publié des articles, comptes rendus et chroniques au sein de revues littéraires et culturelles comme Liberté, Spirale et Voix et Images. En plus de se mériter le Prix Ringuet décerné par l’Académie des lettres du Québec, son premier roman Le compte est bon a été finaliste pour de nombreux prix, notamment le Prix Wepler, en France, le Grand Prix du livre de Montréal, le Prix littéraire des collégien·ne·s et le Prix du Gouverneur général.






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