Ce devait être un dimanche comme les autres. Une visite à ma mère, Valérie, qui vivait seule à Vacqueyras, puis une séance d’escalade avec Tristan, Yann et Laurine. Notre terrain de jeux : les parois de calcaire des Dentelles de Montmirail. C’était Yann qui avait eu l’idée de grimper la Roche-aux-feux, cette paroi de soixante mètres, située sur une ancienne zone militaire. Nous étions presque arrivés au sommet quand j’ai dévissé. Une chute vertigineuse !
Revenant à moi, au pied de la barre, saine et sauve, j’ai vite compris qu’il y avait un problème : le soleil avait laissé place à une pluie battante ; une végétation dense recouvrait le site ; le parking s’était volatilisé, le fourgon de Yann aussi. J’ignorais à cet instant qu’un capitaine de gendarmerie était nommé pour enquêter sur ma disparition, alors que, de mon côté, j’allais être confrontée à la plus extraordinaire et la plus bouleversante expérience de mon existence…






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